14 / 12 / 11

Corrections n°8, Émeline

Voici quelques corrections pour le « Morvan » d’Émeline.
Émeline, ta structure est pour le moment monospace. Pour apporter plus de variation dans le rythme de tes caractères, peut-être que tu pourrais réfléchir à des systèmes de différentes combinaisons de lettres, à la manière du couple V/A.

Dans ce sens, tu peux regarder les ligatures spécifiques dessinées en 1970 par l’Américain Herb Lubalin pour son fameux caractère AvantGarde.

14 / 12 / 11

Corrections n°7, Margaux

Il a travaillé le dessin d’un caractère de type moderne pour le magazine l’Officiel, en lui apportant des caractéristiques un peu particulières. Certains arrondis me font penser à ceux que tu as remarqué dans ton M de référence. Pourrais-tu d’ailleurs nous communiquer ta source complète? Merci!

14 / 12 / 11

Vite vite

Rapidement, je vous envoie quelques corrections sur les travaux que vous m’avez envoyé les dernières semaines. Je n’ai pas eu beaucoup le temps d’aller à la pêche aux références, mais dès que je trouve quelque chose, je vous l’envoie. Si certains d’entre vous on déjà une nouvelle version de leur typo, n’hésitez pas à les poster.

Bon travail à tous!

04 / 12 / 11

Typo d’inspiration élzévirienne – Margaux

Une typographie s’inspirant des elzéviriennes, avec beaucoup plus de contrastes cependant, à travailler sur les chiffres et les bas de casse aussi… Je n’avais que le M et le E à la base alors j’ai quelques soucis pour certaines lettres comme le w, le x, le j… Je ne suis pas convaincue par le s bref. autre question, cette typo mêle des empâtements sans et à congé… Comment savoir quand mettre l’un ou l’autre? de plus il a des espèces de liaisons qui adoucissent les angles parfois comme pour le centre du M, alors même question…

Comme inspiration, j’ai le travail de Craig Ward pour la collection autumn/winter 2011 de Mulberry la Reserva Font de Nicolas Baillargeon ou encore la Sensaway de Aron Jancso.

16 / 11 / 11

Juger son dessin, régler l’interlettrage, Lou, corrections n°6

Le document que m’a envoyé Lou me permet de faire une petite remarque d’ordre général.

Pour pouvoir apprécier les qualités (et les défauts) d’un dessin typographique, il est préférable de réaliser un document “test” efficace, permettant de juger toutes les caractéristiques des lettres d’un point de vue individuel et d’un point de vue collectif. Il est toujours intéressant de pouvoir observer les lettres en grand, par exemple dans un abécédaire, et de pouvoir les confronter à leur “mise en scène” dans un ou plusieurs pavés de texte. Il est très important de faire continuellement des allers-retours entre forme individuelle et fonctionnement en groupe. En effet, on est souvent surpris de la différence entre une courbe affichée en grand écran et une lettre de quelques millimètres entourée par d’autres lettres.
Un autre point: il est plus facile de juger un tracé en observant des formes noires sur un fond blanc. On pourra par la suite choisir d’appliquer des effets graphiques aux dessins si besoin, mais cela se fera une fois les tracés réglés.
(Vous pouvez bien sûr continuer de réfléchir de votre côté à des manières d’exposer vos dessins, dans l’optique du futur spécimen. Ce sera l’objet d’une autre étape de notre workshop.)

Lou

15 / 11 / 11

Variations autour de la graisse, Rémy et Yvelise, corrections n°5

Revenons sur les réglages optiques de la graisse de vos caractères.
Les exemples de Rémy et Yvelise sont construits sur une graisse à valeur constante. On ne trouve pas dans leurs dessins de modulations entre pleins et déliés.
Même s’il elles peuvent être minimes, des modulations apporteront souplesse et subtilité à vos caractères. Elle permettront également de régler les problèmes de “points noirs”, de déséquilibre. Une fois ces réglages effectués, la différence sera particulièrement visible lorsque vous observerez votre caractère utilisé dans un texte composé en corps plus petit.

Yvelise

Ton alphabet se regroupe selon deux catégories assez différentes: des modules très ronds qui font rentrer beaucoup de blancs d’un côté et des constructions très anguleuses plus fermées et parfois très noires de l’autre. Il serait intéressant de voir à quoi ressemble un texte composé avec ton caractère pour se rendre compte de la cohérence/incohérence de ton système.
Il est important d’avoir à la fois des similitudes et des différences entre les lettres pour construire un système typographique, mais il faut savoir faire le juste équilibre. Ce n’est pas toujours chose évidente.

Tu peux regarder le travail du dessinateur américain Sumner Stone. Pour son caractère Numa, il a choisi une source des formes archaïques, non pas grecques comme toi, mais romaines. Ces formes, dont les origines remontent au IIIe siècle ne sont pas encore toutes formatées par un système préétabli, on observe donc pas mal de trouvailles étonnantes dans son caractère. Son travail comporte des pleins et des déliés, qu’on pourrait croire résultant d’une gravure lapidaire. C’est une subtilité intéressante que tu as perdu lors de l’adaptation de ta source. Peut-être serait-il intéressant que tu fasses quelques essais de ce côté là.

    Note à l’attention de tous:

Numa a été primé, ainsi que 52 d’autres typographies, lors de la récente compétition Letter.2 organisée par l’AtyPi. (Association Typographique Internationale) Jettez un coup d’œil au lauréats pour vous faire une idée de la scène typographique contemporaine.

15 / 11 / 11

Contreformes

Plusieurs des remarques ont déjà été faites concernant les blancs intérieurs de vos caractères. En effet, ce sont des éléments qui permettent d’établir des liens de similarités entre vos différents caractères. Il faut également être très attentif aux blancs qui apparaissent entre les lettres. Elles sont aussi importantes que les formes que vous dessinez en noir sur blanc. Formes et contreformes font partie du langage graphique d’un caractère typographique et elles doivent pouvoir se répondre harmonieusement.

Voici quelques règles à suivre:

En s’appuyant sur de petites observations, mais aussi sur des recherches historiques pointues, il y développe l’idée que la contreforme est d’une importance primordiale dans la construction cohérente et efficace d’une typographie.

15 / 11 / 11

Tout le monde connaît Roger Excoffon

Si vous êtes de passage sur Lyon, l’instructif Musée de l’Imprimerie présente une exposition sur le travail de Roger Excoffon. Plus d’informations par ici.

15 / 11 / 11

Cohérence de la graisse, Maxime et Victorin, corrections n°4

À partir des lettres de Maxime et Victorin, arrêtons nous sur la notion de graisse. La graisse, qui correspond à l’épaisseur d’un caractère, est un paramètre qui permet de qualifier un dessin. Une typographie peut être très grasse, ou au contraire maigre, ou moyenne. Comme la hauteur d’x, la longueur des jambages, la forme des yeux, cette caractéristique est un élément identitaire du dessin. En vue de développer un caractère cohérent, nous allons donc chercher à appliquer aux dessins une graisse qui semblera optiquement constante. Optiquement, c’est-à-dire que mathématiquement, notre graisse ne sera pas forcément constante, mais qu’une fois imprimé en petit corps, notre caractère possède une répartition des noirs et des blancs équilibrée et cohérente au regard des autres caractères.

Maxime

Victorin

Regarde en particulier son travail pour le caractère Choc, publié en 1955. Bien qu’il soit super granuleux et vigoureux, il n’en reste pas moins lisible.

Un chapitre entier y est consacré dans le livre Roger Excoffon et la fonderie Olive, écrit par Sandra Chamaret & Julien Gineste & Sébastien Morlighem, et publié chez Ypsilon éditeur.

15 / 11 / 11

Pleins, déliés et esprit calligraphique, Suly et Hadja, corrections n°3

Les travaux envoyés par Hadja et Suly vont nous permettre d’aborder une nouvelle manière de construire l’architecture générale de la lettre.

Lorsqu’une typographie trouve ses sources dans un tracé calligraphique, il est souvent très utile d’en passer par l’outil et le tracé pour comprendre l’origine de ses formes. On utilise alors une plume à pointe plate, un calame, un feutre à pointe biseautée. On peut aussi avoir recours à cette petite technique:

Toi aussi, dessine tes lettres avec le calame. Tu résoudras plus facilement les questions d’angles et de graisse que tu semblais poser dans tes dessins. Essaye de les mettre un peu plus au clair et de définir précisément les pleins et les déliés.
Tu peux aussi regarder la structure de la calligraphie onciale (graphie principalement employée entre le IIIe et le VIIIe siècle, avant la mise au point de la minuscule caroline, ancêtre de nos bas de casse d’aujourd’hui). J’ai l’impression que beaucoup de structures de tes lettres y trouvent leurs origines.

Onciale_mediavilla

Voici le modèle de Claude Mediavilla, que l’on peut retrouver dans son livre Calligraphie, édité par l’Imprimerie Nationale.

Mediavilla_calligraphie

C’est une très bonne source documentaire en ce qui concerne la calligraphie. À mettre entre toutes les mains.

14 / 11 / 11

Corrections n°2, Aurélie

À gauche ton dessin, au milieu ta source, à droite la Bodoni Poster Compressed.

Je te conseille (comme je l’ai noté sur ta fiche de corrections) de revoir les proportions de tes modules arrondis et de tout symétriser pour le moment. Ça t’aidera beaucoup.

Il existe un chouette livre dans lequel tu pourrais trouver pas mal de typographies XIXe siècle assez délurées:

Type

Type. A Visual History of Typefaces & Graphic Styles, 1628-1900, écrit par Cees W. de Jong, Alston W. Purvis, Jan Tholenaar et publié chez Taschen.
Je ne sais pas si tu peux le consulter à la bibliothèque de l’école. Si ce n’est pas le cas, dis le moi, j’essaierai de te faire quelques photocopies d’exemples intéressants.